À la croisée des chemins.

À la croisée des chemins.

282
15

IMG_7790Je n’ai jamais eu de passion, de vocation particulière.
Quand j’étais petite, je voulais être bibliothécaire ou instit’ parce que j’aimais les livres, les mots et les enfants.

Si tu me demandes ce que j’aimerais faire si on me donnait carte blanche, je dirais comme ça: un salon de thé.
Un truc vraiment sympa avec des livres partout, de la musique, du thé et de la brioche.
C’est un vrai rêve qui me suit depuis des années mais un peu moins l’aspect financier…

J’ai grandi, j’ai travaillé avec des enfants: j’en ai gardé des tas, fait des centres aéré, des colonies, j’en ai amené à l’école tous les jours pendant que je faisais mes études.
J’ai gardé des fratries pendant plusieurs années.
J’ai eu ma licence de lettres et sans trop me questionner, j’ai préparé le concours pour être instit’. J’ai échoué parce que clairement, j’avais passé un peu trop de temps à faire la fête et pas tellement à étudier.
La réforme est arrivée, ça m’a fait peur, j’ai décidé de me mettre à travailler.

J’ai eu la chance de trouver du travail.
J’ai gardé à nouveau des enfants, travaillé dans une boite de marketing.
J’ai été Assistante d’éducation, prof remplaçante.
Puis j’ai eu mon Petit Colis et j’ai décidé de faire une pause parce que je n’arrivais plus à tout gérer.

J’ai passé beaucoup de temps à chercher ce que je voulais.
À me demander ce que je voudrais faire et ce que je pourrais faire.
À essayer de tout concilier: l’organisation, le financier. Penser des projets qui n’ont pas pu se concrétiser.
Avoir un mari qui travaille beaucoup et pas de famille à côté m’a pas mal freinée.

J’ai décidé de recommencer à garder des enfants le temps que Petit Colis entre à l’école et qu’il soit plus stable niveau santé et ça ça me plait. Ce n’est pas un sacrifice que j’ai fait ni une solution de facilité.

Toutes les fonctions que j’ai pu occuper, je les ai appréciées.
Aussi diverses soient-elles, j’ai toujours aimé.

Mais très rapidement, je me demande toujours ce que je vais faire après.
Comme si je n’avais pas encore trouvé ce que je voulais.
Comme s’il y avait forcément quelque chose qui m’attendait. Comme si les choses ne pouvaient pas rester figées.

Serait-ce parce que je suis quelqu’un qui n’arrive jamais à être satisfaite ?
Serait-ce parce que j’ai souvent évité de relever des défis et de me dépasser ?

En y réfléchissant, je me rends compte que j’ai souvent abandonné certaines pistes qui me plaisaient parce qu’il y avait un concours ou des années d’études et que je ne me sentais pas capable de les surmonter.
Un problème de confiance en moi et la peur de ne pas y arriver.
J’ai pris les choses comme elles venaient et saisi ce qui se présentait.

L’avantage de vieillir c’est qu’à défaut de savoir toujours réellement ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus.

Aujourd’hui, je ne veux plus me torturer pour trouver LE métier.
Il y a ce que je fais aujourd’hui et ce que je ferais sûrement dans quelques mois aussi.
Il y a ma famille, qui est ma priorité tant que mon fils est petit.

Il y aura un jour, peut-être, si je le souhaite de nouveaux projets et je me promets d’essayer de ne plus avoir peur de relever certains défis, s’ils me font envie.

15 commentaires

  1. Parfois c’est tellement doux de se laisser porter là où la vie nous mène sans forcément chercher à sortir de sa zone de confort.
    Je comprends, je suis pareille …
    Si la boîte pour laquelle je travaillais depuis 10 ans n’avait pas fermé, j’y serai encore, c’est sûr. Je n’aurai jamais eu le courage de me mettre à mon compte.
    Et aujourd’hui, j’aurai peur de remettre un pied dans un entreprise car je douterai de moi.
    Bon courage dans ton cheminement

    • Je pense aussi que se laisser porter permet parfois d’avoir de belles surprises, enfin, je l’espère.
      J’espère que cette nouvelle trajectoire te permet de t’épanouir !
      Merci beaucoup.

  2. comme je te comprends…pas facile de savoir et encore moisnde relever ses manches pour y arriver. moi si tu fais un salon de the avec des livres, des canapés et des brioches, je viens promis !!! et un p’tit coin avec des jeux de société pour les enfants…

  3. Je te comprends tellement dans ce que tu dis. Le fait de vouloir faire pleins de choses mais les études, les concours…
    J’ai eu une offre aujourd’hui, le truc qui me plait le plus en ce moment, mais y’a des sous à mettre dans l’affaire alors je suis paumée…

    Profite de PetitColis, ça pousse bien trop vite ces petites bêtes.

    • J’ai du mal à tout gérer et je me mets trop la pression. J’ai envie de profiter de mon Petit Colis, quitte à me reposer des questions dans quelques années.
      Je te souhaite de trouver des réponses et des solutions, ce n’est jamais simple…
      Merci !

  4. Je te rassure, j’aurai 40 ans en 2017 et je ne sais toujours pas ce que je veux faire quand je serai grande. J’ai un job… Mais bosser toute ma vie en entreprise, ça ne me vend pas vraiment du rêve… En même temps j’ai le boulet du confort. Un job bien payé avec beaucoup d’avantages et pas trop loin… Bref, on verra bien ce que la vie nous réserve…

  5. oh on a un peu le même parcours! Licence de lettres et concours de prof râté puis abandonné à cause de la réforme !! J’ai beaucoup travailler aussi avec les enfants…
    Cependant je me sens pas aussi « torturée » que toi…
    Aujourd’hui je ne suis pas celle que je m’étais imaginée professionnellement parlant… Je suis devenue maman au foyer… Mes deux enfants sont à l’école… Et je ne reprends aucune activité salariée car je veux toujours être présente pour mes enfants, d’autant plus qu’ils ne profitent plus de leur papa ces derniers temps. Par contre, grand Dieu, je ne voudrais garder des enfants, surtout ceux des autres… Moi je dis chapeau aux personnes qui le font ….

    • Oh oui le même parcours en effet .
      Je me sens moins torturée par tôut ca justement. J’essaie de moins me mettre la pression comme j’ai pu le faire.
      J’aime beaucoup m’occuper des enfants des autres, mais je comprends que cela puisse sembler compliqué .
      Prends soin de tes enfants, c’est important !

    • Je crois que c’est cela que je dois accepter . J’ai été élevée avec l’idée qu’on choisissait un métier pour la vie. Merci.

  6. Pas simple, pas simple, de concilier vie de maman et vie professionnel, surtout dans le contexte actuel. Ce que je constate, c’est que tu remplis déjà merveilleusement bien ce premier rôle. Et que ton fils (et ton mari…) a bien de la chance de t’avoir si près de lui.

  7. Et c’est là qu’on réalise que la fameuse question qu’on nous pose enfants est encore d’actualité et à quel point c’est difficile d’y répondre : « tu veux faire quoi quand tu seras grande ? » …

Laisser un commentaire