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Chaque soir, lorsque je vais chercher Petit Colis et que je lui demande ce qu’il a fait, il me répond invariablement: « Je sais pas ».

J’ai de temps à autre, un peu plus de chance avec la cantine où j’obtiens une information sur le contenu du repas.

Je sais que je dois le respecter, c’est sa vie à lui, il n’est pas obligé de m’en parler.
Mais comme c’est difficile parfois de ne pas savoir ce qu’il fait de ses journées.

Je ne suis pas le genre de maman à poser des tas de questions à la maîtresse.
J’observe certains parents qui le font et je me demande si je passe pour une maman peu concernée.
Je me contente d’un « cela s’est bien passé ? » en me disant que s’il y avait quelque chose d’important, c’est sûr, elle m’en parlerait.

Je ne cherche pas à la retarder lorsqu’elle a terminé sa journée parce que j’imagine qu’elle a envie et besoin de se reposer.
(même si, depuis que je sais qu’elle ne travaille que 6 mois par an, je me dis que je pourrais… ahahah #humourpourri #pardonàmafamilledeprofs ).

Depuis que j’ai un Petit Colis dans ma vie, beaucoup de certitudes concernant l’éducation des enfants (surtout du mien) se sont envolées.
J’ai du accepter qu’il n’aimait pas les puzzles, les jeux éducatifs et dessiner
(et que j’ai dépensé des centaines d’euros inutilement).
Qu’il préférait courir, sauter et jouer.
Et « Cars » à « Le roi et l’oiseau ».

J’ai du apprendre à ne pas comparer.
Non, il ne s’intéresse pas aux chiffres et aux lettres, il ne sait pas faire de bonhomme.

Si on me l’avait dit il y a quelques années je n’y aurais pas cru mais en fait, étrangement, cela ne m’a jamais inquiétée.
Je ne sais pas vraiment ce qu’est censé savoir faire ou non un enfant de trois ans et je n’ai pas besoin d’être rassurée.
J’ai simplement confiance en lui et en ce qu’il est.
Je m’inquiétais seulement de son comportement car je sais qu’il peut-être parfois un peu agité.

Pour toutes ces raisons, j’avais vraiment hâte de découvrir le travail que mon fils pouvait fournir en classe (et aussi pour connaître un peu mieux sa maîtresse c’est vrai).

Le dernier jour d’école, c’est avec beaucoup de fierté qu’il est sorti de la classe en brandissant ses cahiers:
« Regarde maman, c’est mon travail, on va regarder hein ! ».
J’ai du le retenir (et moi un peu aussi) de s’assoir au milieu du couloir pour me montrer.
On a serré le cahier très fort et on s’est hâté de rentrer à la maison.

Il m’a tout expliqué:

« Tu vois maman, là c’est moi. Là c’est quand on a ramassé des feuilles, ça c’est moi qui l’ai fait, là c’est ma copine, t’as vu maman, c’est beau hein ? »

J’ai découvert qu’il faisait des tas de choses à l’école dont il n’avait jamais parlé.
De la trottinette, du vélo, qu’il savait épeler son prénom, compter jusqu’à 23, tracer des lignes avec un pinceau…
Qu’il était plutôt appliqué, sage et dégourdi.
Que tout n’était pas parfait mais qu’il essayait du mieux qu’il le pouvait.
J’ai eu un peu envie de pleurer c’est vrai et puis j’étais fière aussi.

Je me suis dit que j’avais eu raison de lui faire confiance.
Même si je suis consciente que cela peut évoluer et ne pas durer, je sais ce dont il est capable et m’inquiéter ne va rien changer.
Il a sa petite vie « dans l’école des grands » maintenant et je suis heureuse qu’il s’y plaise tant.

La maîtresse nous a donné des devoirs pour les vacances.
Nous devons à notre tour compléter son cahier pour raconter comment les vacances se sont passées.

Et maintenant, c’est jusqu’à Noel qu’il va me falloir patienter…

Et chez vous, cette première période d’école, comment s’est-elle passée ?
Ils vous racontent un peu les vôtres ?