La semaine dernière, Dot’s promenait Petit Colis dans sa bouée à la piscine. Une petite fille lui a demandé si c’était son frère et elle a répondu:

« Oui enfin, non, c’est mon demi-frère… mais en fait, je dis que c’est mon frère parce que je l’aime trop tout entier mon petit bébé ! »

Elle l’a embrassé et il lui a souri.

Et mon cœur a fait un gros looping parce que j’ai eu peur de cette fin de phrase. Parce que c’est ce que je redoute le plus. Je sais qu’un jour, ça arrivera, je sais que ces mots je les entendrai. Je les redoute, je les crains et je sais qu’ils me feront pleurer.

Parce que je ne les considère pas comme mes enfants mais je veux qu’ils considèrent Petit Colis comme leur frère.

Parce que j’espère que lorsqu’ils seront grands, ils ne feront pas de différences, qu’ils seront une famille, équipe et qu’ils seront soudés.

Je sais qu’ils feront des conneries et qu’ils nous en feront baver (enfin pas trop quand même…) mais j’espère qu’ils les feront ensembles et non les uns contre les autres.

 J’espère également qu’ils ne nous reprocheront pas, d’avoir fait des différences et de les avoir opposés.

On craint ce qu’on a vécu surement mais justement, je sais que ce lien qui nous unit avec nos frères et sœurs est si fort, si important face à l’adversité que j’aimerai qu’ils sachent le cultiver.

Pas la même mère, pas le même quotidien mais le même amour et le même lien.