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Il y a deux ans, et des poussières je te regardais en me demandant comment j’allais faire pour y arriver.
Pour moi, être mère n’a pas été inné et c’est je trouve, ce qui fait la force du lien que nous avons tissé.
Il y a eu des tâtonnements, des larmes et beaucoup de bonheur.
Il y a eu nos habitudes à bousculer et nos places à trouver.

Et maintenant tu as deux ans.
Plus vraiment un bébé et pas encore un grand.

Le temps a filé et pourtant, il y en a eu des journées où je me suis demandée comment j’allais y arriver.
Les soirs où tu avais tant pleuré, les journées de fièvre et de colères inexpliquées.
Il suffit pourtant que tu tendes les bras et te loves contre moi, pour que tout soit oublié.

J’aimerais dans des années, pouvoir me souvenir exactement du petit bonhomme de deux ans que tu es, mais cela passe si vite qu’il est vain de croire que l’on pourra tout se remémorer.

Ce que je veux garder de toi, ce sont tes petits mots si doux:
« maman, papa, Éza, Lo, Baya, le mania, chocolat, les cayins, les zozos, auvoir, mener, le pimpon et les petitis… ».
Ta passion pour tout ce qui roule, le téléphone et le fromage. Tes petites manies. Les comptines que tu chantes inlassablement et qu’on garde en tête toute la journée: « meuné tu do » et « bateau su o « .
Le petit bruit que tu fais lorsque tu es fatigué et que tu nous laisses te câliner.
Ton rire à gorge déployée et tes sourires lorsque tu vois que je suis fâchée.
Ta malice et ton audace.
Ta confiance en toi et en nous qui je l’espère, jamais ne s’abimera.

Tu es mon Petit Colis et tu le resteras, même quand tu seras très grand et que peut-être, toi aussi tu auras des enfants.

Alors tu me diras:
« C’est pas si facile maman, vous avez fait comment? ».
Et avec ton papa, nous répondrons sûrement:
« On ne sait plus vraiment mais sache que ça ira et que nous serons toujours là ».

Je te souhaite le meilleur mon fils, ma merveilleuse merveille.

(Crédit photo: Papam.)