Lorsque j’ai connu mon aujourd’hui mari j’avais 23 ans (il en a 5 de plus), bien sûr, ce n’était pas écrit sur son visage que dans sa valise, il avait deux enfants… Je suis tombée amoureuse et dans ce cas, l’expression prend tout son sens.

Je ne me suis jamais sentie investie d’une mission, je ne me suis pas sentie belle-mère. Ils étaient là, mais j’étais là aussi… Des erreurs, j’en ai fait. J’ai souvent été dure, injuste et égoïste.
Difficile pour moi de comprendre ce lien qui unit un père et ses enfants, surtout au début d’une histoire d’amour. Heureusement Papam a su être très patient, conciliant et à l’écoute (je ne suis pas sûre que beaucoup auraient réussi à tenir le cap).
Au fil du temps, ma place s’est dessinée.

Dix mois après la naissance de petit Colis, je peux dire qu’être belle-mère avant d’être mère, ce n’est pas évident.
Parce qu’on a beau essayer, il y a des petites choses qui nous échappent… Parce que cet enfant qui pique une crise, il faut bien le dire, ce n’est pas le sien. Alors oui, c’est bien, il marche mais bon, il aurait pu le faire plus tôt aussi…

Maintenant, je peux comprendre ce qu’est être parent, ce petit truc en bas du ventre qui fait que rien ne sera jamais comme avant. Je les regarde grandir avec grand bonheur et même si je ne sais pas vraiment ce qu’est être une « belle-mère ».
Je suis capable de faire de cette apparente contrainte un atout.

(crédit photo: Papam)