J’ai toujours voulu quatre enfants.
Pas un, unique. Ni deux, classique.
Pas trois, mais quatre.
Idéal d’une tribu soudée dans les épreuves.Les rires, le bazar, le frigo qui déborde, les cavalcades dans l’escalier et la pile de linge à repasser.

Et aussi crier, râler, pester et les aimer.
Aussi quand toi, toi et toi aussi affirmez : « De toute façon, avec les deux enfants en plus, vous vous arrêterez à deux car après ça serait trop compliqué!  » je suis forcée de m’interroger.A priori, pour la plupart des gens cela est évident, il y a un nombre d’enfants à ne pas dépasser. Cela ne vient pas forcément d’une envie mais d’une décision raisonnable, d’instaurer une certaine équité et d’équilibrer (deux et deux, c’est joli non?).

Bien sûr, il est nécessaire de prendre en compte les enfants qu’il y a eu avant, mais crois moi, ce n’est pas si évident.
Je ne suis pas naïve, je sais qu’il y a ce qu’on imagine et la réalité. Celle qui te force à réfléchir, anticiper et compter.
Tous ces enfants, il faudra bien les élever, les emmener en vacances et leur payer des études.
Tout ça je le sais, inutile de me le répéter.
Il y a aussi les grossesses et les accouchements qui parfois, te font revoir tes envies à la baisse…

Mais cette décision-là, je veux qu’elle vienne de moi, de nous et non de modèles imposés. Je veux que l’on puisse se dire que nous sommes au complet. Je ne veux pas me dire que notre choix ait été fait en fonction de mes beaux-enfants.
Je n’ai pas envie un jour d’avoir de regrets, d’avoir l’impression de m’être sacrifiée et de le leur faire payer. Ce serait bien trop lourd à porter.

Et puis il y a ses mots à elle, Dot’s, l’ainée pour venir me rassurer:

Alors qu’on discutait…

« Moi, je pense que de toute façon, quand on est trop nombreux après c’est trop compliqué…

-Il faut avoir combien d’enfants pour être nombreux?

-bah… 5 ou 6 enfants ça va, c’est bien, c’est normal,  mais 10 ou 11 la ça commence à être un peu beaucoup hein, il faut s’arrêter… »

Bon, ça va, on a de la marge….