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 Il y a une situation que j’ai beaucoup redoutée et face à laquelle je me suis souvent sentie totalement impuissante, c’est lorsque les enfants de mon mari réclament leur maman.

Dot’s est maintenant plus grande (huit ans et demi) et il est plus rare qu’elle exprime ce manque. Elle se repère dans le temps et sait donc à quel moment elle va la retrouver. Elle est heureuse de venir à la maison et n’a plus de peur vis à vis de cette séparation.

Lorsqu’elle avait 4/5ans, le même âge que Lop’s aujourd’hui, c’était plus compliqué et c’est le cas pour lui aussi. Il quitte sa maman le cœur lourd et a du mal à savoir quand il va la retrouver. Cela génère beaucoup d’angoisse. Lorsqu’il est fatigué ou contrarié, il arrive souvent qu’il réclame sa maman et il est très difficile pour moi de savoir comment réagir et le rassurer. Je me suis souvent sentie assez désarmée.

Au fil des années, nous avons mis en place des petites choses pour leur permettre de mieux appréhender ce manque…

Dialoguer. Bien sur cela parait évident mais ce n’est pas toujours facile.Tout d’abord, ne pas en fait un sujet de discorde et les laisser s’exprimer.
J’ai été très mauvaise là-dessus et heureusement que Papam était là pour tempérer. Je vivais cela comme  un échec. L’impression de faire énormément pour qu’ils se sentent bien alors qu’ils finissaient toujours par réclamer leur maman. Parvenir à lâcher du lest, accepter que ce n’est pas contre moi (ça, être maman m’y a beaucoup aidé!) et se dire qu’il est normal qu’ils ressentent ce manque.
Papam leur explique avec beaucoup de douceur qu’il est normal que leur maman leur manque et qu’ils aient hâte de la retrouver.
Il tient à ce qu’ils puissent s’exprimer là dessus et c’est vrai que souvent, ça va beaucoup mieux en le disant!

L’album photo. Les enfants ont chacun un petit album avec des photos de toute la famille.
Nous avons tous participé pour qu’ils soient complets. Nous les regardons ensemble en cas de coup de blues et nous évoquons de bons souvenirs. On le met sous l’oreiller pour penser très fort à maman.
Ça ne me ravit pas toujours mais je sais que pour eux, c’est important.

Un calendrier. Nous avons un calendrier ou plutôt une « poutre du temps dans le salon. Ils s’occupent d’y inscrire les évènements importants et d’y reporter le planning.
Dot’s aime beaucoup le compléter et Lop’s barrer les jours au fur et à mesure. Cela l’aide à se repérer et à savoir quand il va revenir chez nous. Cela nous permet de leur expliquer ce qu’on fera le week-end suivant… Il est surtout utile à Lop’s et c’est un bon moyen de le rassurer.

Respecter les horaires. Les enfants sont très attentifs aux horaires d’arrivée à la maison et de retour chez leur maman.
Ils sont pressés d’arriver et de nous retrouver tout comme ils ont hâte le dimanche soir de rentrer. C’est pourquoi ils ont besoin de savoir à quelle heure et comment nous les conduirons.
Papam a instauré des petits rituels pour les trajets qui aident à faire la transition.

Ne pas céder aux caprices. Il y a deux types de « manques de maman ».
Il y a les moments difficiles où leur maman leur manque et il y a ceux ou ils sont punis/contrariés et ou ils appellent leur maman comme une solution à leur problème (à l’inverse, ils appellent leur père chez leur mère…). Dans ces moments-là, il est important de ne pas céder et de ne pas rentrer dans ce jeu.

Se dire que ça ne dure jamais longtemps.
Les petits coups de blues sont souvent vite passés et compensés par toutes les choses que nous avons prévues et le bonheur de se retrouver. Nous voyons également qu’en grandissant, cela est plus facile pour eux à gérer. Il est également beaucoup plus facile pour eux d’exprimer ce qu’ils ressentent afin que nous puissions trouver des solutions adaptées.

Et vous, avez-vous déjà été confronté à cette situation-là? Avez-vous mis des choses en place chez vous ?

(Crédit photo: Papam)