La culpabilité de ne pas souhaiter allaiter.

La culpabilité de ne pas souhaiter allaiter.

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Elle m’a enfin été posée, la question que je redoutais.

Anodine, innocente, au milieu d’une multitude d’autres:

« Vous souhaitez allaiter ? »

Dans mon corps ça frissonnait encore, dans ma tête ça criait:

« Non ! Non ! Je ne veux pas, je ne peux pas ! ».

Mais je me suis entendue répondre:

« Je ne sais pas, peut-être, on verra… ».

Je ne voulais pas être vue comme une sous-mère, celle qui n’essaye même pas.
Je ne voulais pas entendre le: « Vous savez, chaque grossesse est différente… ».
Chaque allaitement aussi je sais, l’occasion de se réconcilier, celle de faire la paix.
C’est bon, je connais la chanson.

Je ne suis sûrement pas guérie c’est vrai.

Pourtant j’ai été en parler pour évacuer, y travailler.
Sur tous ces premiers moments ratés avec mon bébé qui ont fait de sa naissance un souvenir gâché.
Sur ces photos de lui et moi que je n’ai pas et qu’un jour, il me réclamera.

Toutes ces larmes, cette solitude, ces praticiens qui disent que ça va venir, en remplissant des papiers et qui prennent à peine le temps de te regarder.

On m’avait dit qu’il fallait.
Pour sa santé, son immunité, pour lui donner le meilleur.
La culpabilité qui m’anime si souvent a obéi et ne s’est pas écoutée.

J’en veux à ces discours moralisateurs qui te font te sentir si mauvais car tu n’arrives pas à allaiter.
« C’est naturel pourtant tu sais, tout le monde le fait ! ».
J’en veux à ceux qui en font trop et qui en parlent comme la seule alternative.
Ceux qui te disent que tu as forcément assez, que ton corps est fait pour ça.
Ceux qui oublient à quel point ça peut être compliqué et qui ne montrent que le bon côté.

Je crois, aujourd’hui, que mon fils avait plus besoin de mes câlins que de mon sein.
Qu’il aurait préféré une mère moins empreinte de culpabilité et plus capable de s’écouter pour mieux l’accueillir et l’aimer.

Que le jour ou j’ai dis que j’arrêtais les frais est celui où l’on s’est enfin rencontrés.

Je crois aux bienfaits de l’allaitement et je conseille toujours à mes amies d’essayer.
Tout en ajoutant: « tu as le droit de ne pas y arriver tu sais. ».
Et j’ajoute pour déculpabiliser:
« Tu te souviens comme Petit Colis a été malade des mois entiers, je crois qu’on m’a un peu abusée.. ».
Vaut mieux en rire c’est vrai.

Je suis heureuse pour celles qui y arrivent et qui s’épanouissent parce que c’est beau, c’est vrai.

Même si les histoires sont différentes, aujourd’hui je le sais, je ne souhaite pas allaiter.
Je pourrais avoir une bonne surprise, cette fois, cela pourrait mieux se passer.
Pourtant, je n’ai pas envie d’essayer.

J’ai envie de profiter de mon bébé.
Le regarder, le renifler, le caresser.
Pleurer de joie, cette fois.

Ne pas me demander si j’ai bien fait, si c’est comme ça et s’il a bien mangé.
Laisser la place à son papa quand je n’y arriverai pas.

Alors la prochaine fois qu’on me le demandera, je devrais prendre sur moi:

« Non, je ne souhaite pas allaiter. »

Et peut-être qu’à force, la culpabilité s’en ira…

( Crédit photo: Papam. )

41 commentaires

  1. Tu as raison, fais ce que tu sens. Ce n’est que quand la maman (et le papa) est à l’aise, l’enfant sera à l’aise. Ce n’est pas les autres qui l’élèvent, mais toi avec son père, donc vous prenez les décisions.

    Quand vous donnez le biberon, le contact est là aussi, c’est cette présence auprès de l’enfant qui est le plus important!!!

    La culpabilité empêche tout, ne la laisse même pas monter. Tu n’as pas à te justifier, c’est comme ça.

    Je te souhaite une belle grossesse.

  2. je voulais commenter, mais ce qui est dit au dessus par petitpoucedanslaforet résume exactement ma pensée ! moi aussi j’ai eu du mal à allaiter, pourtant j’avais une sage femme pour m’épauler qui était plus que bienveillante et pas du tout dans la culpabilisation…

  3. Chaque histoire est différente. Je ne voulais pas allaiter. Enzo est né, 1er biberon. Grosse crise d’allergie… et la on s’entend dire qu’on a pas trop le choix, c’est le sein, ou le lait de soja, mais qui peut déclencher d’autres allergies. Voir son bébé si malade ne m’a pas fait réfléchir longtemps… et j’ai adoré. Pas au début, ca a mis du temps, parce qu’il n’avait pas non plus le réflexe de succion… on a appris à se connaître, et comme c’était le 1er il m’a fait tout découvrir. Pour Eden c’était forcément tout tracé, je ne me suis posée aucune question, pour moi l’allaitement fait partie de la maternité.
    Quand je vois le bonheur que jen ai retiré de ces expériences, Jai du mal à comprendre pourquoi toutes les mamans n’en profitent pas…mais je me ravise très vite : il y a autant de grossesses que de femmes différentes, et donc autant de rapport à la maternité que de mamans différentes. Si ton bonheur passe par le fait de donner un biberon, tu transmettras autant d’amour que moi avec mon sein. Et ton bébé n’en sera pas plus malheureux pour autant! Au contraire, une bonne maternité est une maternité sereine 🙂 bon biberon!

    • Je ne te remercierai jamais assez pour ta gentillesse et ta bienveillance dans toutes les situations. Les gens comme toi se font rares tu sais. Des bises

  4. Je t’envoie plein de douces pensées je n’ai pas allaiter je n’ai même pas essayer je ne voulais pas c’était clair je ne m’en suis jamais caché mon amoureux m’a soutenu a 100% et pourtant j’en ai entendu dès dizaines de « ah mais tu ne le nourris pas ! » Non non bien sûr il est formidable cet enfant il n’a jamais faim ! Mon fils et moi sommes très très (trop ) fusionnel et j’ai pris (je prend encore quand il est d’accord) énormément de plaisir à lui donner ses biberons il n’a pas été plus malade que n’importe quel enfant pas plus et je n’ai aucun regret

    • Merci pour ces pensées et pour ce témoignage qui fait du bien.
      Etre en accord avec soi pour n’avoir aucun regret est le plus important je crois.

  5. Tu as le droit de faire comme tu le veux !! Des mauvais conseilleurs y en a partout mais des personnes qui t’écoutent et te conseillent bien y en a moins… Je refusais l’allaitement pour mon aîné et il a été malade à cause des biberons (enfin du lait)… Alors j’ai dit bon je vais allaiter la 2 éme et puis on m’a dit au bout d’un mois qu’il lui fallait des biberons de complément… Pareil pour le 3eme… Et pour le 4 éme j’avais tellement envie de réussir… J’en pleurais de ne pas arriver à le nourrir… Moi aussi j’aurai adoré faire un bel allaitement jusqu’à pas d’âge… Bah non ça marche pas toujours et ça fait souffrir… Alors choisis ce qui te fais plaisir c’est ton corps, ton histoire et ton bébé.

    • Le problème c’est que beaucoup de gens sont pétris de bonne intention et d’idée très arrêtées et que c’est très culpabilisant pour ceux qui n’y parviennent pas.
      Merci beaucoup pour ces mots tous doux.

  6. J aurais pu écrire cet article alors il m emeut beaucoup… Moi aussi j ai eu des debuts gachés à cause d un allaitement raté. Moi aussi je me suis accrochée en vain alors que finalement je suis convaincue aujourd hui que mon corps ne pouvait tout simplement pas. Après tout il y a aussi dans la nature des mamans animaux qui n y arrivent pas, ce n est donc pas toujours si naturel ou évident que ca ? En tout cas je pense que je ne recommencerai pas si un jour j ai un deuxième bebe et j espere avoir la force de l assumer.

  7. Voir une femme allaiter paraît si naturel et facile que je ne me doutais de rien.

    Une amie m’avait dit que ça faisait mal. Je ne l’ai pas entendu ou je n’ai pas voulu.

    A la maternité on reçoit une multitude de conseils parfois (souvent) contradictoires … l’arrivée d’un enfant est déjà compliqué : j’en ai pleuré de douleurs et de tristesse.

    J’ai tenu avec ma volonté, les dents serrées pendant 2 semaines (merci Lansinoh)

    Allaiter c’est beau, allaiter c’est dure, allaiter c’est un choix qui n’appartient qu’à soi.

  8. Ton article est très beau. Pour ma part, je suis très en colère contre le manque d’information du personnel soignant concernant l’allaitement. Mon allaitement se passe très bien même si les début ont été difficile. Je suis tombé sur des bonnes personnes mais aussi sur d’autres qui auraient pu garder leur bon conseil pour elles. Malheureusement en 2016, allaiter est parfois un coup de chance d’avoir pu être bien entouré.
    L’important est que tu fasse ton choix. Toi seul sait ce qui sera le mieux pour toi et ton bébé. Et je pense qu’il faut mieux une maman sereine avec un biberon qu’une maman qui n’est pas en lien avec son bébé mais essaie d’allaiter. Et quand on parle des bienfaits de l’allaitement, ce n’est pas uniquement le lait maternel qui est concerné mais aussi tout ce qui se passe autour.
    Alors tu n’as pas à culpabiliser. C’est ton choix !

  9. Pour moi, l’envie d’allaiter a toujours été une évidence, mais je ne juges pas quelqu’un qui ne le fait pas, déjà parce qu’on ne connaît pas son histoire. Je suis bien placé pour en connaître la difficulté puisque ma mère n’a pas réussi à allaiter. Pour moi, y arriver, c’était un peu une revanche familiale. Puis avec le terrain allergique de mon mari, j’espère réussir à limiter les risques pour mes enfants.
    Mon aîné était un serial téteur … et sous les recommandations de l’allaitement à la demande, je l’ai laissé faire … à pas de soucis pour avoir du lait, mais j’en avais finalement trop et le sevrage a été un calvaires . Un peu échaudée par cette expérience, je crois que, à l’inverse, j’ai un peu trop restreint mon deuxième et là, je suis limite en lait . Il va falloir que je trouve le juste milieu pour un prochain … comme quoi, d’un allaitement à l’autre, les choses peuvent se passer différemment et une première expérience influence la suivante.
    Si tu ne le sens pas, ne te force pas

    • Je pense aussi que les choses peuvent se passer différemment mais j’ai vraiment le sentiment de ne pas avoir envie de tenter. Peut-être aurai-je une belle surprise mais en attendant, je vais essayer de ne pas culpabiliser de faire ce choix.

  10. bonjour,

    Tu sais, mieux vaut un biberon donné avec plaisir, qu’un sein donné avec reticence. C’est ce qu’on m’a dit, quand je me suis sentie si coupable de n’absolument pas vouloir, meme pas essayer, à ma premiere fille. Pour moi, l’idée d’allaiter était un dégout total, c’etait juste inenvisageable. Pourtant ce bébé je l’avais voulu, souhaité, attendu, mais j’ai eu une mauvaise grossesse et puis j’étais simplement dégoutée par cette idée. J’ai enormément culpabilisé, mais ma fille a maintenant 6 ans et elle n’est jamais malade (quand une copine a allaité durant des mois et eu un bébé tjs malade…ça aussi, hein, ça veut rien dire en fait!)
    Lorsque j’ai eu ma deuxieme princesse, 3 ans plus tard, et bien tu vois, j’en avais envie, de l’allaiter. Mais dans ma tête, je ne pouvais pas. Je me disais qu’il ne fallait pas donner à l’une ce que je n’avais pas donné à l’autre! Alors je ne l’ai pas allaité non plus, à regrets, et c’est aussi une petite fille en pleine forme!
    tout ça pour dire, n’écoute pas les autres, écoute-toi, toi! On est pas des vaches laitières, on est des mamans qui veulent le meilleur pour leur enfant. Et le meilleur pour ton bébé sera de manger à sa faim, les yeux plongés dans les tiens! Donc si c’est le biberon, c’est le biberon! <3
    Passe de belles fetes!

    • Merci beaucoup, tes mots font du bien !
      Je n’ai jamais eu envie d’allaiter mais je me suis laissée convaincre par les discours sur les bienfaits de l’allaitement. Mon fils a été énormément malade et là encore, je me disais que je n’avais pas du allaiter suffisamment longtemps… que j’avais échoué…
      Bref, je vais m’écouter cette fois ! Merci encore !

  11. Accoucher par voie basse aussi c’est naturel et pourtant si la césarienne existe c’est bien parce que la nature fait pas toujours son boulot….donc faut te dire que c’est pas parce que c’est naturelle que forcément ça marche. Personnellement je savais d’entrer que je ne voulais pas allaiter et même pas essayer malgré que beaucoup est insisté, j’ai toujours assumé le fait de donner le biberon ^^ et ma fille va très bien 🙂 J’espère que tout se passera bien pour ton prochain 🙂

  12. Je n’ai pas aimé allaiter mais je me suis forcée, à cause d’un problème d’eczéma et d’intolérance au lait de vache chez moi… Je sais que je vais devoir re-commencer et ça me fatigue d’avance. J’ai préféré donner le biberon et j’ai trouvé ces moments de partages plus intenses que ceux, pourtant glorifiés de partout, de l’allaitement.
    En tous cas je pense que chaque femme devrait avoir le droit de choisir pour son corps sans que quiconque y est à redire, à critiquer ou à sous-entendre. C’est un choix intime et complexe et il n’appartient qu’à la mère de le choisir.

    • Malheureusement, je trouve que dans la grossesse et l’accouchement, on se retrouve souvent dépossédées de ses choix et ils sont bien souvent jugés.
      Je vais cette fois faire le mien et tout faire pour parvenir à l’assumer.
      Merci beaucoup de ton passage par ici !

  13. Coucou
    Mon Cosminou n’a pris que des biberons et il s’en porte très bien. Il n’a pas été plus malade que les autres peut-être même moins^^. Il a reçu et reçoit autant d’amour que les bébés qui prennent le sein.
    Quand arrêtera-t-on de culpabiliser les mamans avec ça ? ça m’agace au plus haut point.
    Bref tout ça pour dire que je te soutiens 🙂

  14. Coucou Marie,
    Ne culpabilise surtout pas, je suis profondément convaincue que chaque maman à Milles raisons de prendre ses décisions et que chacune d’entre elles sont bonnes.
    Je n’ai pas allaité ma fille, cette idée m’a toujours mise très mal à l’aise (ma mere et ma sœur n’ont pas non plus souhaite allaiter, ca joue !) et j’avais très envie que son papa puisse lui aussi passer des moments à la pouponner en lui donnant à manger (et comme ça la nuit c’est chacun son tour y’a pas de raisons ahah)
    Ne te culpabilise pas tu as pris la bonne décision puisque c’est la tienne !

  15. Je te lis souvent sans te forcement répondre. Cette fois-ci il fallait que je te réponds… Enfin, j’ai trouvé une femme qui assume ses choix concernant l’allaitement. J’ai 2 garçons – 12 ans et 5 ans. Je n’ai pas allaité mes enfants. J n’ai pas voulu et je ne regrette pas. Ils n’étaient pas plus malades que les autres. Ne te culpabilise pas. C’est ta décision. Tu ne veux pas et c’est tout… C’est ton droit. Et crois-moi ça n’enlève rien concernant d’être maman.

  16. J’ai pas allaité. Je savais que je ne voulais pas depuis longtemps. Point. Mais bizarrement, la famille de mon mari qui est plutôt anti, m’a gonflée à dire que c’était mieux. Ben non, c’est ce que j’ai choisi mais ça veut pas dire que les autres ont tort.
    Dans le même esprit, les accouchements surmédicalisés c’est moche, bouh. Sauf que mes 2 accouchements ont été compliqués (mais pas traumatisants) et que je ne suis pas certaine que mes enfants auraient survécu à leur naissance si j’avais accouché chez moi. Donc bon, chacune fait bien ce qu’elle veut, tant qu’elle ne fait pas de mal à son enfant, elle a raison.

  17. Ce que je trouve absolument fou au final, c’est que, allaitante ou non, on nous culpabilise toujours. Tu l’as bien dit toi même, tu as mal vécu ce premier allaitement, je sens des inquiétudes sur le « a t’il assez mangé? » qui reste la question la plus angoissante de la jeune maman qui allaite.
    J’ai parfois l’impression d’un immense complot contre les mères : celles qui font le choix d’allaiter, on leur rabâchera qu’il faut complémenter, attention la prise de poids!, il a faim là, t’es sûre qu’il a pas faim? on dirait qu’il a faim, quoi, tu allaites encore à 6 mois, faudra bien le passer au biberon un jour, olala, tu vas en faire un névrosé, c’est pas un peu incestueux ça comme relation? Et celles qui font le choix de biberonner, on leur rappellera les bienfaits de l’allaitement, alala, ce lien incroyable, c’est le meilleur pour eux, moi je donnerais pas ces cochonneries de lait en poudre hein, après tu fais ce que tu veux, ils sont sans bpa tes biberons au moins? ah et tu ne t’embêtes même pas à stériliser, et bah !

    Bref.

    Ma meilleure amie et moi avons accouché à deux mois d’écart. Aujourd’hui ma fille a 8 mois et je l’allaite toujours, pour encore un moment j’espère. Elle avait décidé dès la grossesse de ne pas allaiter. Nos deux filles sont vives, joyeuses, en pleine forme mais toutes les deux synchros niveau rhume, toux et compagnie ! Nos filles sont heureuses et nous sommes des mamans heureuses parce que nous avons fait les bons choix pour chacune d’entre nous. Nous échangeons régulièrement sur nos manières de faire très différentes, nous nous inspirons de ce que l’autre fait autrement. J’ai eu la chance d’être très bien entourée pour mon allaitement, car non, ce n’est pas toujours facile : du coup je coach les copines qui veulent allaiter, j’informe les curieuses, et je déstresse les réticentes : quoi qu’on fasse, il y aura toujours quelqu’un pour critiquer, alors autant faire ce qui nous fait le plus apprécier notre maternité.

    Belle grossesse… et bons biberons ! 🙂

  18. je n’ai jamais essayé et toujours proclamé mon choix! j’en ai eu des regards de travers… ras le bol de m’entendre dire que le lait artificiel c’est le mal, qu’il faut donner du naturel !! Je ne regrette pas mon choix! Et si j’ai un petit dernier, pareil il aura direct le biberon! Suis-je une mauvaise mère? Peut-être mais pas que pour ce choix alors!

  19. Ah comme je me reconnais dans ton article. Je voulais allaiter pour mon premier, mais est-ce que je le voulais vraiment au fond de moi ? Je ne sais pas trop, je le voulais parce que c’est ce qu’il y a de mieux, non ?
    Je me suis retrouvée avec un petit loup qui n’avait aucune envie de téter mon sein et des sage-femmes bienveillantes mais qui me faisaient me sentir comme une vache laitière. J’ai essayé de tirer mon lait, me disant que comme ça il aurait au moins les bienfaits du lait maternel … et j’ai fini avec une énorme mastite qui m’a dégoutée. J’étais malade, fiévreuse, je ne pouvais pas m’occuper de mon nouveau né. Du coup j’ai arrêté et je me suis de suite sentie mieux, sans « obligation », juste lui et moi. Comme tu le dis, c’est au premier biberon que l’on s’est vraiment rencontrés.

    Lors de ma prochaine grossesse, c’est sûr, je dirai non. Enfin … en aurai-je la force ? Face à ma sage-femme perso, oui, mais face aux autres ? Il faudra, moi aussi, que je sois forte.
    En attendant, courage à toi ! ♥ Ecoute-toi, c’est le plus important !

  20. Tardivement je joins mon petit commentaire.
    Pour Milo il était évident que j’allaiterai, c’était normal, c’était là, c’était économique et pratique, pourquoi ne pas en profiter =) Sauf que le manque de préparation et d’accompagnement n’ont pas aidé. Suivi du fait que j’étais une boule de stress depuis sa naissance. J’ai tenté tant bien que mal, j’ai ensuite tiré mon lait 1 mois. Et abandonner… J’étais déjà tellement angoissée pour d’autres choses que ce fut un réel soulagement.
    Pour Aria, je VOULAIS y arriver ! Je n’avais pourtant pas mal vécu le passage au bibi pour son frère, mais je voulais ré essayer. 3 semaines de serrage de dent (oui parce qu’en plus des habituelles crevasses etc. j’ai un bout de téton qui se détache (j’ai oublié le nom scientifique) donc j’ai eu bien mal XD), et puis après ça a roulé, pendant 18 mois ♥ Je suis heureuse de l’avoir fait. Je ne voulais pas être esclave de mon allaitement donc j’ai, à partir de 2-3 mois, imposé un rythme. Qui a fonctionné parce qu’Aria était déjà bien réglée, ne tétait pas H24 etc.
    Enfin tout ça pour dire que bib ou sein, ce bébé sera choyé a n’en pas douter. Et tant que toi tu es bien dans tes pompes ! Quand je galérai avec Milo, une amie (allaitante) m’avait dit « Tu sais ce bébé, il n’a pas besoin d’une maman parfaite, il a juste besoin d’une maman zen. » Meilleur conseil reçu ♥♥

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