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La semaine dernière, alors que nous vidions l’appartement de la mère de Papam, je suis tombée sur une photo de l’Ex et lui.

Une petite photo, une d’identité.
Il sont dans les bras l’un de l’autre, heureux et amoureux.
Je lui ai montré et j’ai dit : « Et ça, j’en fais quoi? ». Il a tout de suite voulu la jeter, sentant que le conflit n’était pas loin et j’ai ajouté: « Garde la pour Dot’s, les preuves que ses parents se sont aimés,  c’est important ».

Il l’a glissée dans sa poche et est retourné à ses cartons.
Et moi, j’y ai réfléchi.
Quelques années en arrière, voir une photo comme celle-là m’aurait blessée et là, cela ne m’a rien fait.

Je me souviens comme j’avais été contrariée lors d’une visite à sa mère de toutes les photos qui trônaient dans le salon, témoins des années heureuses passées à ses côté.

Parce que les Exs, personne ne les aime vraiment mais quand elles sont en plus mamans-des-enfants, on doit accepter qu’elles fassent partie du décor pendant un long moment.
Et ça, ce n’est pas toujours facile à accepter.

La rivalité, la peur de la deuxième chance qu’ils pourraient avoir envie de se donner. Parce qu’elle, elle est mieux forcément, elle lui a fait deux enfants.
Parce que tout serait si simple s’ils recommençaient. Parce qu’on ne pèse pas grand chose au début d’une relation face à une famille, même si elle est un peu cassée.

Je me souviens à quel point j’angoissais lorsqu’ils passaient du temps ensemble pour régler certaines formalités.
Je n’ai jamais rien eu à me reprocher et Papam était séparé lorsque je l’ai rencontré mais j’ai longtemps ressenti un sentiment de culpabilité.
J’ai été jalouse, méfiante et terrifiée face à cette Ex que je ne voulais pas rencontrer ni même pouvoir imaginer.

Alors qu’est-ce qui a changé?

Le temps sûrement qui apaise et aide à prendre conscience que s’il avait du y retourner ce serait fait depuis longtemps.
L’engagement et un Petit Colis qui égaye notre vie.
Sentir que l’Ex vit sa vie et n’a jamais cherché à s’immiscer dans la nôtre.
La rencontrer et mettre un visage sur une personne dont on m’a tant (trop) parlé.
Ne plus la voir comme une ennemie mais comme une partenaire imposée et tenter de lui trouver des qualités.
Me souvenir de l’enfant que j’ai été. Celle qui aurait voulu qu’on lui raconte comment ses parents se sont aimés et ne pas vouloir cela pour eux, même si parfois, ça pique un peu.

Et surtout, écrire, échanger et partager car cela aide vraiment à relativiser.

Et vous, les Exs, vous arrivez à les accepter?