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La pension alimentaire, c’est un vaste sujet, source de tensions chez les couples séparés.
Un peu tabou parfois, explosif souvent, dont on parle finalement assez rarement.

Il s’agit d’une aide financière versée la plupart du temps lors d’une séparation et qui permettra de subvenir aux besoins des enfants.

La pension alimentaire est souvent fixée par le juge.
Chez nous, il s’agit d’un accord entre Papam et l’EX.
Ils l’ont fixée à l’aide de barèmes établis par l’état que l’on peut facilement trouver sur internet.

La pension alimentaire, c’est pour moi, un très mauvais souvenir d’enfance.
Souvent au coeur de beaucoup de disputes entre mes parents.
Parce que les contours de ce qu’elle implique peuvent être parfois un peu flous pour ceux qui ne les ont pas clairement définis.
Un voyage scolaire, un achat exceptionnel et le conflit s’engageait…
La pension ne suffisait pas, aucun des deux n’y trouvait jamais son compte et dans ces cas-là, ce sont les enfants qui trinquent.

Aussi, j’étais assez effrayée par ce sujet lorsque j’ai rencontré Papam.

Lui, je crois, préférerait ne pas manger pendant un mois plutôt que de ne pas la verser en temps et en heure.
Là dessus, je le sais, j’ai rencontré un homme honnête, ce qui est loin d’être le cas de tous.

La pension alimentaire fait partie de notre budget mensuel.
Il s’agit de verser une somme et d’accepter que l’on n’a aucune prise sur la façon dont elle sera dépensée.
Chacun utilise son argent comme il l’entend et d’une famille à l’autre, les postes de dépenses, sont souvent bien différents.
Il est parfois très frustrant de constater que les choses ne sont pas employées pour des choses que nous, jugeons indispensables.
D’avoir parfois l’impression de réclamer et de ne pas être considéré.

Loin de moi l’idée de la contester, il est pour moi parfaitement normal qu’elle soit versée.
J’exprime juste mon ressenti.

Les enfants connaissent l’existence de cette pension.
Il me semble important qu’ils sachent que leur papa a un rôle dans leur quotidien et qu’il finance aussi leurs besoins: « Papa travaille beaucoup, et c’est aussi pour vous. ».
Il est difficile d’entendre parfois: « maman a acheté ça  » alors que finalement, ils sont deux.
Je trouve bon de le leur rappeler de temps en temps.
Sans les faire culpabiliser, juste qu’ils ne se sentent pas mis de côté.

Plus ils grandissent, plus ils expriment certaines choses.
J’ai entendu des : « mais vous pouvez payer parce que maman, elle n’a pas beaucoup d’argent.. » .
Ca me fait sortir de mes gonds.
Je le prends trop à coeur surement mais nous faisons tant d’efforts pour leur offrir le meilleur que cela me blesse.
J’ai peur aussi que cela vienne de l’Ex et que peu à peu, les exigences se fassent plus grandes et plus régulières.
Cela ne s’améliorera sûrement pas, puisque l’adolescence arrive à grand pas.
Mais je sais aussi que ce sont mes craintes d’enfants qui viennent s’en mêler et que pour l’instant, l’EX ne nous demande rien.

Je ne sais pas comment elle voit les choses, ce n’est pas un sujet facile à aborder.
Je ne sais pas si elle s’inquiète parfois.
Si elle leur fait des réflexions, si elle compare.

Je crois que le plus important, c’est de rester droits dans nos bottes.
D’avoir une ligne de conduite et de la respecter.
Ils auront de toute façon toujours des choses à nous reprocher.
Un jour, c’est sûr, ils seront grands et ils comprendront, j’espère, comme moi je comprends aujourd’hui.

Ce que je reproche au système tel qu’il est fait (j’en avais déjà parlé un peu ici) c’est qu’il ne prend en compte que cette pension et pas tous les frais qui viennent s’y ajouter.
Un logement assez grand pour les recevoir, une voiture adaptée, la nourriture le week-end et les vacances scolaires, les sorties, les vacances, les cadeaux. Sans oublier les gardes d’enfants et les centres aérés quand nous n’avons pas de congés, non financés puisqu’ils ne sont pas à votre charge vous comprenez…
Tout cela nous le payons sans que cela ne soit reconnu par qui que ce soit.

Au contraire, nous passons souvent pour ceux qui s’en sortent bien et qui ont des enfants sans les inconvénients.
Ah, si c’était si facile…

Un jour, peut-être et je le souhaite, les choses changeront.

Et vous, c’est compliqué chez vous les histoires de pension ?