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Nous entendions bien parler de quelqu’un mais les enfants l’évoquaient rarement.
C’était simplement un ami de maman qu’ils voyaient de temps en temps et qui vivait dans le pays d’à côté.
C’est hier, lorsque Papam a été les raccompagner qu’elle a dit qu’elle devait lui parler et la nouvelle est tombée.

Un déménagement prévu à la rentrée, une nouvelle maison, une nouvelle école et un nouveau pays même s’il est frontalier.
Tous les repères bouleversés et une nouvelle vie dont nous ferons moins partie.
Bien sûr, nous aurions pu nous en douter, nous y préparer mais je dois dire que c’est arrivé vite et je ne l’avais pas anticipé.
Je sais qu’elle ne peut s’empêcher de reconstruire et d’avancer et elle a toujours accepté que nous le fassions ces dernières années.

Il n’empêche que lorsque Papam me l’a annoncé j’ai pleuré, pleuré et un bout de mon cœur s’est brisé.
Moi qui, lorsque je l’ai rencontré, ai tant de fois souhaité que ses enfants n’existent pas, qu’ils soient moins souvent là, j’ai tant de mal aujourd’hui à me dire qu’ils vont s’éloigner.
J’ai tellement peur qu’ils puissent ne plus être présents aussi souvent et qu’ils finissent par nous oublier.

A la rentrée ils seront plus loin et nous les verrons un peu moins.
Je sais que les choses vont changer.
Pour le moment, j’ai beaucoup de mal à accepter l’idée et à voir les choses du bon côté même si je sais que tout sera fait pour les préserver.

Le pire dans tout ça,  c’est de réaliser que dans ces cas-là, je ne suis qu’une belle-mère et que ma voix, ne compte pas.

Mon cœur et ma famille comme des petits morceaux que j’espère parvenir à garder soudés …