Les familles normales.

Les familles normales.

1040
29

 

Je discutais avec un médecin qui remplaçait celle que je consulte habituellement.
On discutait de tout et de rien, du quotidien, il m’a questionnée :
« Vous les avez tous les week-ends les enfants de votre mari ? »

Je lui explique que non, seulement un week-end sur deux.

« Ah, j’ai eu peur ! Heureusement pour vous,
vous  pouvez avoir une vie normale! ».

J’ai réagi, choquée: « Pardon ? J’ai du mal à comprendre,
en quoi ma vie n’est pas normale à vos yeux? »

Il a du s’apercevoir de sa maladresse et a tenté de se rattraper:
« Bien sûr, mais vous voyez, vous devez avoir besoin de vous reposer,
ça doit être du boulot…Quatre enfants, en plus, ce ne sont pas les vôtres… ».

J’ai tenté de lui expliquer, que c’était du bonheur aussi, que c’était chouette d’être tous réunis.
Il a acquiescé, mais je savais que je n’y arriverais pas,
il avait déjà son idée sur tout cela.

J’attendais la suite, les questions habituelles, celles que l’on me pose inlassablement et qui n’ont pas tardées à arriver:
« Ce n’est pas trop difficile ? Ils sont gentils avec vous ?
Et avec leur maman, ça se passe bien ? ».

J’ai souri, pour éviter de pleurer. Je me suis sentie humiliée.

Peut-être que cela peut paraître exagéré, mais c’est ainsi que je le vis.
Bien sûr que c’est difficile, souvent même.
Cependant, ne pourrait-on pas tenter de voir l’aspect positif de temps en temps ?

Prendre conscience de la chance que nous avons d’avoir quatre enfants autour de nous. Ne pas le voir uniquement comme un poids, une contrainte.

Voilà comment j’en suis arrivée à ne plus toujours dire aux gens que j’ai deux beaux-enfants.

Pas parce que je veux le cacher non, juste par facilité.
Le taire tant que je n’ai pas la nécessité de le dévoiler.

Il s’agit de notre histoire et de notre intimité et cela va amener son lot questions que je n’ai pas forcément envie d’aborder, surtout avec des étrangers.

« Et pourquoi ils se sont quittés ?; Et comment vous vous êtes rencontrés ?; Pas trop difficile d’être avec un papa séparé ?; Et avec la maman, ça se passe comment? »…

Le genre de questions qu’on ne poserait pas, je crois, à une famille lambda.
Une qui ne sort pas des clous, pas comme nous.

Lorsque nous sommes à l’extérieur, dans certaines situations, je me plais à laisser planer le doute.

Je m’amuse du regard des gens qui se demandent si tous ces enfants-là, sont bien à moi.

Observer leur curiosité piquée lorsque l’un m’appelle maman,
et satisfaite lorsqu’un autre va m’appeler par mon prénom.

Il y a une période où les grands racontaient à qui voulait bien les écouter, l’histoire de notre famille. Partout, tout le temps, c’en était presque gênant.
Une sorte d’exutoire pour parer les gens qui me désignerait comme leur maman:
« Et tu vois, ma mère elle a un amoureux qui a des enfants mais c’est pas elle ma mère tu vois.
Parce que mon père, c’est lui, mon père il a des enfants avec ma mère mais tu vois, c’est pas nous.
Enfin si mais pas nous tous. Et tu vois… »
Et ça nous faisait bien marrer parce que ce n’était pas toujours très facile à visualiser.

Cela leur est passé et ils s’amusent maintenant, de ceux qui me prennent pour leur maman.
Le temps les a rassurés sans doute, concernant ce rôle que je n’ai jamais cherché à endosser.

Je n’ai pas toujours envie de prendre le temps d’expliquer, pas besoin de me justifier.
Parfois, on est amené à en parler, parfois pas, c’est comme ça.
J’aime aussi, là où personne ne nous connait,
le temps de quelques moments, avoir l’illusion qu’on est comme eux.
Comme ces familles-là et qu’on ne devra pas,
à l’issue de dates arbitraires et imposées, se séparer.

Je ne partage que très peu avec mes proches les difficultés que je rencontre en tant que belle-mère ou plus largement en tant que famille recomposée.

Au départ, sans doute parce que je n’ai que peu de connaissances dans cette situation-là.
Je ne souhaite pas les ennuyer avec des choses qui à mon sens, les dépasserait.
Mais il y a aussi de la peur et de la volonté de nous protéger, de les protéger.

Donner l’image d’une famille recomposée qui fonctionne, sans problème particulier.
Ne pas attirer l’attention et les questions.

Ne pas laisser les gens s’engouffrer dans la brèche et leur donner la possibilité de décrédibiliser ma famille.

Ne pas subir des lieux communs blessants et peu constructifs:
« Ah ça, tu n’as pas choisi la facilité ! »
« Les recompositions familiales de toute façon, cela ne marche jamais. ».

Les regards de pitié: « Ca doit être dur quand même ! ».
Ceux-là, je les ais en horreur.

Protéger les enfants, au maximum de toutes les maladresses dont ils sont victimes,
parfois, souvent, de gens biens intentionnés qui ont du mal à le réaliser.

Les oublis d’anniversaire, les invitations: « de préférence lorsqu’ils ne sont pas là ». Les « Tes enfants mais pas les siens » et les « Bises à vous 4 » en fin de courrier.
Tous ces petits riens qui pour nous, veulent dire beaucoup.

La peur de vider mon sac et le regretter.

Parce que quand mes enfants sont chiants, ce sont les miens.
Je ne peux pas les vendre sur le bon coin.
Je suis responsable d’eux aux yeux des gens.

Quand ce sont les siens, je deviens celle qui subit son choix de vie.

Je ne veux pas autoriser des choses que je ne pourrais accepter.
Parce que nous avons une ligne de conduite, des valeurs pour notre famille.
Parce que même si elle est recomposée, elle a le mérite d’exister.

Et pourtant, je brandis également notre famille comme un étendard .
Je suis la première à être fière de ce que nous avons traversé.
De ce que nous avons construit.
La première a souhaiter une reconnaissance pour ce rôle difficile et ingrat de beau-parent.
La première à chercher à faire connaître les difficultés que nous pouvons rencontrer, prête à tout pour ne plus être marginalisée.

Et je pense très fort à toutes ces familles hors des clous, parfois encore plus que nous.
Loin de moi l’idée de chercher à quantifier ou à catégoriser.
Celles qui ne peuvent pas se cacher, doivent assumer, porter le regard des autres.
J’ai un aperçu des difficultés que cela peut représenter et cela me met en colère.

Je reste persuadée qu’en parler, échanger, verbaliser, témoigner et le meilleur moyen de permettre aux choses d’évoluer.
C’est ce que je fais ici, librement et avec conviction. J’essaie du moins.

Malheureusement, dans mon quotidien, j’en ai beaucoup moins l’occasion et je croise régulièrement des gens à l’esprit un peu étriqué qui ont du mal à faire preuve d’un peu de décence et d’humanité.

Et des familles « normales », je n’en croise finalement que très rarement !

Et vous ? Y avez-vous déjà été confrontés ?

Crédit photo : Papam.

29 commentaires

  1. N’étant pas concernée, je suis juste en colère de ces gens qui jugent. On leur demande pas d’être d’accord, ou pas d’accord… Punaise si chacun gardait sa place, si chacun s’occupait de son mode de vie, en écoutant celui des autres sans juger, sans critiquer …
    Tout le monde donne son avis sur tout aujourd’hui, même, et surtout, quand on ne leur a pas demandé…
    J’en côtoie des familles »pas normales » comme la tienne, et ben pour moi c’est une famille. L’avant, l’après, le pourquoi ils ont choisi ça, c’est pas mon problème, je les aime eux, en tant que famille…
    Par contre je suis, et serai toujours choquée des invitations quand « les siens ne sont pas là »… Je crois que ça serait nan d’office, si la date est spécialement choisi pour ça…
    Des bisous à vous SIX !!!!

    • Merci beaucoup Amandine mais on est 7 ! TU oublies princesse Baya !
      Et tu as raison, garder sa place, ça semble de plus en plus difficile je crois…
      Des bises .

  2. Comme je te comprends, comme ces questions sont vexantes. J’essaie de toujours d’employer un vocabulaire qui fasse planer le doute dans l’esprit des gens, qui ne leur permet pas de visualiser exactement ce qu’est notre famille  » homoparentale – recomposée », je ne supporte plus le jugement que les gens posent sur nous, sur ma femme, son ex etc.
    J’ai déjà entendu une fois ce « ma pauvre » quand j’expliquais à une amie que ma compagne, la femme dont j’étais tombée éperdument amoureuse avait deux enfants dont elle avait la garde quasi exclusive, cela a été comme un coup de poignard. Je crois que je ne l’ai pas encore vraiment pardonné.
    Des bises à votre grande famille, à ces 4 enfants heureux et si bien entouré et à leurs parents qui peuvent être très fiers d’eux.

    • « Ma pauvre » je connais bien.. ah que je déteste.
      J’aime bien l’idée de laisser planer le doute, ça permet aussi de mieux cerner les gens…
      J’imagine que c’est encore plus difficile à porter et pourtant…
      Pour les enfants c’est si simple finalement.
      Je vous embrasse bien fort et j’espère que tu vas mieux !

  3. J’avoue que c’est un sujet qui me questionne, en tant que famille « normale ». Une de nos amies est amoureuse d’un monsieur ayant déjà deux filles d’une précédente union (et une fille ensemble) … c’est compliqué parfois de savoir comment ne pas être maladroits
    Genre, je serai incapable de savoir si je dois signer « vous trois » ou « vous cinq », c’est eux qui préfèrent qu’on les invite les week-ends où ils n’ont pas ses filles, etc. Je suppose qu’il y a autant de mode de fonctionnement que de familles recomposées, comme c’est le cas pour les familles « normales », homoparentale ou tout ce que la sphère familiale peut avoir d’unique

    • Rassure-toi, ici aussi on dit « ce week-end là on n’a pas les enfants, ce sera plus simple » mais c’est à notre initiative.
      Cela ne nous est pas imposé, jeté à la figure.
      On ne se sent pas rejeté. La nuance semble peut-être légère mais ce sont des petites choses qui blessent.
      Et en effet, chaque famille a son fonctionnement , ses valeurs, qu’elle soit recomposée ou non et c’est pour cela que « normale » pour moi a peu de valeur.
      Et oui, c’est ce que mon docteur me renvoyait. Une famille avec un papa, une maman et deux enfants.

  4. ah bah ta dernière phrase me rassure dans ton article car c’est celle qui me brûlait les lèvres au plus je te lisais…
    tu as l’air de quelqu’un qui cogite beaucoup…. de toute façon, il y a toujours un truc qui rendra les gens maladroits … toi c’est le sujet de la famille recomposée… moi c’est le travail de mon mari par exemple… bref!
    bises

  5. Mais qu’est-ce qu’une famille normale ? Il y a tellement de configurations possibles de nos jours… Et c’est tant mieux. La société nous offre un peu plus la liberté de choix mais la « différence », le petit truc qui sort de la norme, quel qu’il soit, amènera toujours son lot de questions, de maladresses,…

    Bravo pour ta ligne de conduite, et j’espère que tu arriveras vite à passer au-dessus de tout ça !

    Belle soirée

    Virginie

    • IL n’y en a pas je crois.
      Plus le temps passe, plus j’arrive à me détacher du jugement des autres et ça fait du bien.
      Merci !

  6. Je n’ai aucun mal à te comprendre puisque comme jai déjà eu l’occasion le dire ici cela fait 10 ans que ma famille est recomposée après avoir vécu 5 ans en famille monoparentale (autre type de famille qui fait parler les gens !)
    Les enfants sont grands aujourd’hui (14, 16, 17 et 19). Une a déjà quitté le nid. Les emplois du temps dont toujours aussi compliqués a saisir pour les autres et toujours clairs pour moi.
    Le regard des autres est toujours curieux et perplexe et je n’y prête plus du tout attention. Les questions sont souvent maladroites et intrusives voire penibles même si rarement malveillantes …
    La vie passe et ce que l’on construit se consolide, nos difficultes parfois differentes sont aussi souvent les mêmes que celles des familles plus classiques. Nos enfants savent aujourd’hui vivre leur difference et savent surtout accepter toutes les différences et c’est probablement pour moi ma plus grande fierté.
    Je fréquente peu de familles comme la mienne mais quand c’est le cas j’ai quand même note que les échanges sont plus faciles et qu’on se comprend très vite et très bien.
    Continue à tracer ta route et ne perd pas d’énergie à répondre aux questions et continue à donner et recevoir de l’amour aux seuls qui comptent.
    Je vous embrasse tous les six.

    • Je suis d’accord avec tout ce que tu dis.
      Ce n’est jamais malveillant et heureusement !
      Et en effet, qu’est ce que c’est « facile » d’échanger avec des gens dans notre situation. Malheureusement, ils ne sont pas légions dans mon entourage.
      Plus le temps passe, moins cela me heurte. Ca peut même me faire rire et me permet de faire le tri.
      Merci pour tes mots.
      Bises à vous !

  7. Très bel article, on sent l’amour profond que tu as pour ta famille au sens large (ou pas, j’ai bien compris la leçon! hi hi).

    C’est vrai que pour les gens qui connaissent une famille recomposée par un prisme précis d’un des deux parents, c’est parfois un peu difficile de saisir ce lien qui se construit au quotidien, là où nous ne sommes pas.

    Je veux dire, par exemple, j’ai des amis séparés, qui ont chacuns refait leur vie, créé de nouvelles familles recomposées. Ces nouvelles familles, ces nouveaux enfants, par le jeu des gardes, nous ne les voyons pas toujours, c’est donc un peu difficile pour nous de les intégrer pleinement à ce nouveau shéma, parce qu’au final, dans la relation que nous, nous avons avec leurs parents, ils ne sont pas toujours présents.

    Je pense qu’ainsi, beaucoup de monde peut manquer de tact en parlant de familles recomposées, car on peine à visualiser pleinement ce que ça peut représenter et l’attachement que l’on éprouve, car il est issu d’un quotidien qu’on ne partage pas, ou de manière encore plus partagée que la famille elle-même, déjà partagée.

    Au final, ton article est très bien écrit et pose les i de cette relation particulière qui se crée dans une famille recomposée, dans son quotidien dont les autres se sentent parfois un peu exclus. Merci de lever le voile sur ces petites expressions maladroites et la peine qu’elles peuvent causer!

    • Ahahah c’est bien, tu suis !
      Je pense que dans certaines familles en effet, les parents font le choix de privilégier les weekends avec les copains lorsqu’ils ne sont pas au complet.
      Comme les parents qui font garder leurs enfants dans la famille quand ils sortent.
      Je crois que tout dépend dont les choses sont voulues, vécues et présentées. Mais chez nous, il y a parfois clairement du manque de tact.
      Je connais les enfants depuis qu’ils sont tous tous petits donc les gens ont l’habitude qu’ils soient là et qu’ils fassent partie intégrante de tout (surtout qu’avant ils étaient bcp plus chez nous).
      Bref, je crois qu’il ne faut pas hésiter à dialoguer avec les gens concernés.
      Merci beaucoup !

  8. Ma meilleure amie a le même schéma familial que toi: elle est tombée amoureuse d’un homme qui avait 3 enfants, ils ont eu une petite puce ensemble. Je la trouve vraiment formidable dans son rôle de ‘belle-mère’: très présente auprès des filles, mais qui sait céder aussi ne pas prendre la place de la maman. Quand je vois mon amie, je lui demande toujours des nouvelles des 4 filles, évidemment….

  9. Je connais peu de familles recomposées ayant le même schéma que ta famille et surtout dans mes amies proches, il n’y a pas de famille recomposée.
    En tout cas, je n’oserais jamais poser certaines questions qui te sont posées.
    La remarque du médecin était déplacée. Il aurait mieux fait de se taire.
    Bisous

    • J’en connais peu également ! Je crois que sur pas mal de sujets, les gens peuvent faire des remarques un peu déplacées…

  10. Merci pour ce bel article que je découvre grâce à Picou. Je me rends compte que je fais parfois partie des maladroites. Mais comment ne pas faire d’impair ?
    D’un autre côté… je vais te rassurer (ou pas) : entre le peu d’écart d’age de mes enfants et mon grand âge, je reçois aussi mon lot de réflexions inapropriées !

    En fait, j’ai tendance à penser que, quel que soit sa situation, il y a toujours des gens lourds ou maladroits pour sortir des remarques pas agréables.

    • Il y a toujours des gens lourds et je dois même parfois en faire partie !
      J’essaie juste de le raconter afin que les gens en prennent conscience…

  11. les gens peuvent être si indélicats….j’ai eu le cas moi même car j’ai eu une belle fille et on avait sa demi soeur une semaine sur deux. au delà de la fatigue, je les aimais tant ces petites choupinettes… que je ne vois plus mais qui doivent avoir 16 et 10 ans maintenant, que le temps passe. bref je raconte ma vie mais en gros il faut savoir profiter de ce qu’on a et tenter de ne pas écouter les autres. il n’a sûrement pas voulu te blesser mais c’était très maladroit en effet

    • Oh cela doit être dur quand on doit couper les ponts…
      Je sais que c’est de la maladresse et j’espère qu’en en parlant, les gens pourront apprendre à éviter ce genre d’impairs, surtout pour les enfants en fait que cela peut blesser !

  12. Je me permets de te laisser (enfin) un commentaire. Je te suis depuis quelques mois, période où je suis devenue belle-maman d’un petit garçon de 6 ans alors que je ne suis moi-même pas encore maman. Mon conjoint a 11 ans de plus que moi, et nous avons son fils uniquement 1 week end sur 2 et la moitié des vacances scolaires. J’avoue que j’ai été au départ très effrayée par tout ça… Je suis passée d’une vie bien calme (mais ennuyeuse) à une vie très complexe (mais gaie !). Et pour compliquer le tout, le petit Gabin vit à 2h30 de chez nous, il faut donc s’organiser 1 week end sur 2 pour se loger. Bref… Pas mal de contraintes logistiques… Je ne trouve pas toujours ma place, c’est parfois très compliqué pour moi. Mais lire tes expériences m’a fait beaucoup de bien, et cela m’aide à relativiser quand il le faut ! Il me tarde d’avoir moi-même un enfant « à moi », je pense qu’il n’y a qu’à partir de là où je me sentirais vraiment à ma place !
    A bientôt.
    Affectueusement,
    Adeline.

    • Merci beaucoup pour ton gentil commentaire !
      L’effroi cela me parle, les contraintes logistiques aussi. C’est parfois difficile du coup de garder de la place pour les sentiments…
      Le temps aide beaucoup à trouver sa place. Dans mon cas, avoir des enfants, m’a énormément aidé mais je pense que certains beaux-parents trouvent leur place également sans !
      Je vous souhaite d’être heureux !
      bisous

  13. Quel beau et fort témoignage ! Tu as bien raison de le faire ici, de nous en parler et de nous expliquer tout cela. Tes mots m’aident à mieux comprendre et aider une amie chère qui est dans la même situation. Et bravo, au milieu de tout ça, de continuer à être vigilante pour protéger tes petits, TOUS tes petits ❤

Laisser un commentaire