IMG_7790Je n’ai jamais eu de passion, de vocation particulière.
Quand j’étais petite, je voulais être bibliothécaire ou instit’ parce que j’aimais les livres, les mots et les enfants.

Si tu me demandes ce que j’aimerais faire si on me donnait carte blanche, je dirais comme ça: un salon de thé.
Un truc vraiment sympa avec des livres partout, de la musique, du thé et de la brioche.
C’est un vrai rêve qui me suit depuis des années mais un peu moins l’aspect financier…

J’ai grandi, j’ai travaillé avec des enfants: j’en ai gardé des tas, fait des centres aéré, des colonies, j’en ai amené à l’école tous les jours pendant que je faisais mes études.
J’ai gardé des fratries pendant plusieurs années.
J’ai eu ma licence de lettres et sans trop me questionner, j’ai préparé le concours pour être instit’. J’ai échoué parce que clairement, j’avais passé un peu trop de temps à faire la fête et pas tellement à étudier.
La réforme est arrivée, ça m’a fait peur, j’ai décidé de me mettre à travailler.

J’ai eu la chance de trouver du travail.
J’ai gardé à nouveau des enfants, travaillé dans une boite de marketing.
J’ai été Assistante d’éducation, prof remplaçante.
Puis j’ai eu mon Petit Colis et j’ai décidé de faire une pause parce que je n’arrivais plus à tout gérer.

J’ai passé beaucoup de temps à chercher ce que je voulais.
À me demander ce que je voudrais faire et ce que je pourrais faire.
À essayer de tout concilier: l’organisation, le financier. Penser des projets qui n’ont pas pu se concrétiser.
Avoir un mari qui travaille beaucoup et pas de famille à côté m’a pas mal freinée.

J’ai décidé de recommencer à garder des enfants le temps que Petit Colis entre à l’école et qu’il soit plus stable niveau santé et ça ça me plait. Ce n’est pas un sacrifice que j’ai fait ni une solution de facilité.

Toutes les fonctions que j’ai pu occuper, je les ai appréciées.
Aussi diverses soient-elles, j’ai toujours aimé.

Mais très rapidement, je me demande toujours ce que je vais faire après.
Comme si je n’avais pas encore trouvé ce que je voulais.
Comme s’il y avait forcément quelque chose qui m’attendait. Comme si les choses ne pouvaient pas rester figées.

Serait-ce parce que je suis quelqu’un qui n’arrive jamais à être satisfaite ?
Serait-ce parce que j’ai souvent évité de relever des défis et de me dépasser ?

En y réfléchissant, je me rends compte que j’ai souvent abandonné certaines pistes qui me plaisaient parce qu’il y avait un concours ou des années d’études et que je ne me sentais pas capable de les surmonter.
Un problème de confiance en moi et la peur de ne pas y arriver.
J’ai pris les choses comme elles venaient et saisi ce qui se présentait.

L’avantage de vieillir c’est qu’à défaut de savoir toujours réellement ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus.

Aujourd’hui, je ne veux plus me torturer pour trouver LE métier.
Il y a ce que je fais aujourd’hui et ce que je ferais sûrement dans quelques mois aussi.
Il y a ma famille, qui est ma priorité tant que mon fils est petit.

Il y aura un jour, peut-être, si je le souhaite de nouveaux projets et je me promets d’essayer de ne plus avoir peur de relever certains défis, s’ils me font envie.