A,B,C, de la famille recomposée…

A,B,C, de la famille recomposée…

250
7

Lorsqu’on n’est pas une famille « classique », on se voit tout de suite affublés de pleins de termes qui nous paraissent un peu barbares et peu familiers.
Les gens ont souvent besoin de mettre de mots, des statuts et des étiquettes sur les choses et les situations, sans doute afin de mieux les comprendre.
Mais pour ceux qui les vivent, ce besoin là ne s’est parfois jamais fait sentir.

Petit lexique :

Famille recomposée.

Le grand classique pour nous désigner. Non, on n’a pas forcément besoin de toujours préciser que tel enfant n’est pas le mien, ils le savent, je le sais, leur maman aussi. On le vit bien, merci.
Notre famille est composée de  Papam, Dot’s, Lop’s, petit Colis et moi (ya aussi chonchon le chat).
Elle est composée de cinq sacrés caractères et de beaucoup de joie et d’amour. Elle se compose, se décompose et se recompose  de leurs amis, des nôtres, de leur maman, et se recomposera (j’espère) d’autres bébés, de leurs amoureux et amoureuses peut-être et de tant d’autres choses…

La belle-mère, la marâtre….

Dot’s et Lop’s n’ont jamais ressenti le besoin de me donner un statut. Ils m’ont toujours appelée Marie et Maristochat sans jamais chercher plus loin.
L’école, les administrations et j’en passe, ont besoin de remplir les petites cases et de rendre tout cela bien plus officiel et acceptable.
Je me souviens avoir entendu quelqu’un demander à Dot’s « mais c’est qui la dame? » et elle de lui répondre « Ben Maristochat » et la dame d’insister « Oui, mais c’est qui? » et elle qui ne comprenait pas le sens de la question.

Alors il a fallu leur expliquer et leur dire de répondre que j’étais leur belle-mère.
Je n’aime pas ce terme. Il renvoie à leur mère que je ne suis pas. Et puis, je trouve qu’il prête à confusion. Lorsque je parle de ma belle-mère, les gens pensent à la mère de mon mari lorsque je pense à la femme de mon père. Ça devient d’un compliqué tout ça!!!
(Si vous voulez des explications plus approfondies sur l’origine du terme, un article très intéressant ici )

Les beaux-enfants:

Je n’utilise jamais ce terme dans ma vie, au quotidien. Je dis leurs prénoms, tout simplement et je précise s’il a lieu de préciser. Mais je me rends compte en écrivant ici, que pour rendre les choses plus claires à la lecture, je suis contrainte de l’utiliser…

Et pour finir, celui que je déteste le plus

Demi-frère et demi-sœur:

Parce que bien sûr, ils ne se voient pas autant, ne sont pas élevés  tout à fait de la même manière… Pour autant, je ne pense pas qu’ils se considèrent comme des « demis » des « moitiés » de frères ou de sœurs. Eux, ils n’ont pas besoin de quantifier quoi que ce soit.

Et c’est là qu’on se rend compte qu’on nous force à entrer dans des cases, à savoir bien expliquer et nommer les choses et qu’on est tentés, qu’on le fait, afin de ne pas trop dépasser.
Je pense que c’est nécessaire dans certaines situations mais moins dans d’autres.

Parce que chacun peut inventer ses mots, ses repères, sa famille et heureusement!

7 commentaires

  1. Ici il vient juste d'apprendre ce que c'était une belle mère et un beau père. Il nous as demandé si d'autres enfants ont aussi une "julie" ou un "titi" (le copain de sa mère) c'était mignon! Je ne dis jamais que c'est mon beau fils mais le fils de mon mari. Par contre on parle de frère et soeur mais comme je te l'ai dis, au début c'était difficile

Laisser un commentaire