Changement de cap #1 : rebrousser chemin.

Changement de cap #1 : rebrousser chemin.

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J’ai grandi dans une famille d’enseignants.

Mes parents étaient enseignants, mes grands-parents l’étaient aussi, ainsi que mes arrière-grands-parents et les générations qui les ont précédés.

Professeurs, instituteurs, directeurs.
Collège, primaire, lycée.
Je n’ai jamais pu y échapper.

Enfant on me disait : « Tu aimes lire, tu seras professeur de français! ».
Plus tard j’entendais: « Elle aime les enfants, elle sera instit’ assurément !  »
et d’ajouter: « Elle a cette autorité naturelle qui font les bons enseignants ! ».

J’ai eu mon bac, j’aimais le français, on m’a envoyé à l’université.
J’ai suivi le mouvement sans réellement me questionner.
Lorsque tout l’entourage, famille et amis est dans l’enseignement, on ne conçoit pas vraiment que les choses puissent être autrement.

Alors, comme tout le monde l’attendait, après un échec au concours et une proposition de poste, j’ai enseigné.
Durant trois années, j’ai été de collège en collège pour apprendre le français à des élèves plus ou moins motivés.

Et puis, comme je l’ai déjà raconté (par ici pour ceux qui n’auraient pas tout suivi ), à la naissance de mon fils, j’ai ressenti le besoin de tout arrêter.
J’aimais enseigner mais je ne supportais plus de me sentir malmenée.

Pas évident, lorsque l’on a toujours suivi un chemin qui nous était tracé de se demander ce que l’on aimerait.
Il faut pouvoir conjuguer les rêves et la réalité.
Ne jamais perdre de vue qu’on a un loyer à payer et une famille à faire manger. Que les risques doivent être calculés.

Prendre le temps de se questionner et de se demander ce vers quoi l’on veut se tourner . Tenter de s’affranchir de ce que l’entourage peut nous asséner, pour construire de nouveaux projets et avancer…

À suivre…

17 commentaires

  1. bonjour, je trouve ton métier noble, mais c’est toujours bien de se poser des questions et savoir si cela te rends heureuse. meme si c’est pas toujours facile quand on a une famille a nourrir, un loyer a payer…etc alors on s’acroche a son job car on a pas le choix…. moi aussi j’ai tous arrêté lorsque j’ai voulu tomber enceinte a nouveau. j’avais un travail stressant et épuisant. j’avais fait une fausse couché a 5 mois. et depuis j’ai juré de tout laisser tomber pour vivre une nouvelle grossesse tranquille. ton métier doit etre difficile, je vois avec ma soeur qui est prof de français et mon frère prof de physique. mais au meme temps j’admire les gens comme toi qui ont suivi un chemin « déja trassé », si je peux dire ca. dans ma famille c’est e contraire. on a un peu de tout! des professeurs, cadre a la banque, avocat, medecin, commercant, chef de chantier, ingénieur, femme au foyer, couturière, entepreneur, douanier…etc chacun a une carrière différente…bisous

  2. ce moment de questionnement sur soi arrive une fois à certain et plusieurs fois à d’autre…jusqu’à ce qu’on est trouvé un équilibre qui nous comble, je te souhaite d’avoir trouvé le tien, bises

  3. Ce un dur métier… Je respecte beaucoup les enseignants mais je trouve que l’éducation national les abandonne un peu (beaucoup)….
    Ton questionnement est normal surtout à la naissance d’un enfant… Je sais de quoi je parle:)

  4. ah ah! Moi, c’est l’inverse: j’ai exercé ma passion comme boulot toute ma vie et maintenant, je veux changer. Je veux un travail alimentaire et mon entourage à du mal à comprendre… Bref, pour le moment, je profite de mon bébé encore un peu-beaucoup! Bon courage à toi!

  5. Je suis moi aussi fille, petite fille et nièce d’enseignants. De la maternelle à la fac, j’ai un représentant de ma famille! Enfin beaucoup maintenant se dirigent vers la sortie.
    Moi j’ai dit non à l’éducation nationale. Je ne voulais surtout pas faire comme mes parents. J’ai choisi le métier d’infirmière et il se trouve que j’ai quand même une tante et une grande tante qui ont fait ce métier!
    Mon métier était aussi ma passion au tout début avec l’envie de s’investir et de faire bouger les choses. Maintenant c’est différent. Quand je suis au boulot je suis contente d’y être et de papoter avec les copines mais ça s’arrête la. Je n’ai plus envie de faire plus, plus envie de m’investir. Ma vie c’est d’abord ma famille et mes enfants.

  6. ces moments de questionnement sont indispensables, on a tous je crois des périodes comme ça. Prends le temps qu’il te faudra pour trouver ce qui te permettra de t’épanouir au maximum. J’espère que tes nouvelles aventures seront à la hauteur de tes envies.

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