Et chaque jour, le (re)découvrir père ..

Et chaque jour, le (re)découvrir père ..

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 Père, il l’était déjà deux fois tu sais et cela m’avait au départ, beaucoup contrariée.
Peur qu’il soit lassé par une paternité qu’il avait déjà suffisamment expérimentée.

Père, il l’était déjà deux fois c’est vrai, mais pas comme cela, pas pareil.
Un papa en concentré qui court après le temps et les moments à en profiter.

Quand « devoir » remplace souvent « pouvoir » et qu’il y a tant de contraintes qu’on peut difficilement laisser de place à la légèreté.
Se résoudre à être un père de certains moments et tout faire pour ne pas être trop absent.
Être parfois un peu distant, forcément, pour ne pas se retrouver le coeur broyé par ce vide qui ne peut être comblée.

Avec Petit Colis c’est différent.
Malgré un travail prenant, qui l’éloigne de lui souvent.
Il peut, enfin, être le papa du quotidien.

De lui, il connait les matins et les habitudes qui régissent sa petite vie.
Il vit aussi les soirs et le câlin qui serre avant l’histoire.
C’est un père différent, parfois un peu plus patient, souvent un peu plus présent.
C’est aussi un père plus exigeant et moins coulant.
Parce que forcément, ce petit garcon-là, il a un oeil sur lui plus souvent.

Ce père, moi je ne le connaissais pas, où je ne l’avais observé que de loin, forcément, je n’étais pas si concernée. Et toujours, en pointillé.

On a alors vite fait d’imaginer qu’il sera toujours comme cela et pas forcément le père que l’on espérait, présent et impliqué.
On a alors vite fait de juger une situation qui, lorsqu’on ne la vit pas, peut-être difficilement imaginée.

Et puis chaque jour, le (re)découvrir père.

Je ne crois pas que l’amour qu’il porte  à ses enfants soit plus ou moins grand, il est juste différent.
Là où certains sont juste une version de papa, lui, suit différentes voies.
Avec des embûches souvent mais aussi beaucoup de talent.
Et de l’amour évidemment.

12 commentaires

  1. Etre père n’est pas simple. Etre mère non plus, mais la place du père se trouve moins facilement.
    Quand mes grands étaient encore bébé, mon homme bossait à Paris. Il partait tôt et il rentrait tard. Il ne pouvait donc rien gérer du quotidien, des conduites à la crèche …
    Pour Chichi, ça a été différent. Il était là, travaillant juste à côté, pouvant rentrer le midi. La différence est que maintenant il a des voyages pro à l’étranger qui l’éloigne de nous 2 ou 3 jours par mois minimum.
    Les pères évoluent dans leur rôle, comme les mères je pense.

    • Oui, ce n’est pas facile je trouve qu’on soit recomposé ou non. Je crois qu’on fait tous ce qu’on peut. C’est bien que ton mari puisse être à la maison un peu plus souvent, même si avec les enfants, ce n’est pas la quantité des moments qui compte !

      • Non ce n’est pas la quantité, mais petits, mes fils sont très « maman » et Chichi est encore dans cette période où il a tendance à rejeter son père et ce n’est pas simple … Du genre quand mon homme lui propose une sortie, il répond « Oui, mais que si maman vient aussi »

    • J’adore cette expression anglaise, je la trouve très représentative (je ne suis pas sûre de bien l’expliquer). Merci !

  2. Comme c’est beau ! L’Homme a déja 2 petits bouts et ben sur nous projetons d’en avoir d’autres et bien sur la crainte du « déja vécu » pour lui me fait parfois peur même s’il m’assure du contraire. Mais tu apportes un éclairage fantastique et ce soir ça me rempli de joie car je n’avais jamais considéré les choses sous cet aspect là. Pour touts les aspects que tu as soulevé dans ton texte, non ce ne sera pas un « déja vécu » 🙂 Merci
    ( je viens de tomber sur ce site et je vais le dévorer)

    • Merci à toi d’avoir laissé ces quelques mots.. Toutes ces questions, je me les suis deja tant posé que je suis heureuse de pouvoir partager. J’ai écrit un autre article là dessus qui s’appelle : « la première fois qu’il a eu un enfant avec moi  » si ça t’intéresse . À bientôt !

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