L’apprentissage de la propreté avec un enfant qui n’est pas le...

L’apprentissage de la propreté avec un enfant qui n’est pas le sien.

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Chez nous, la propreté était un sujet TABOU jusqu’à il y a quelques semaines.
 Même si parfois, il suffit d’un petit « il y a eu un accident aujourd’hui » pour que la crise s’installe à nouveau…

En effet, Lop’s qui va avoir 5 ans nous a fait vivre deux années très très compliquées quand à l’apprentissage de la propreté.

L’été avant son entrée en maternelle alors qu’il avait trois ans, son papa, après en avoir parlé avec sa mère, a décidé de commencer à lui expliquer le concept du pot. Nous avons profité de deux semaines en camping pour mettre en place tout cela.
Cela s’est plutôt bien passé et nous étions au départ, plutôt satisfaits.

Sa maman ne se sentant pas pressée n’a pas continué et a choisi de fonctionner différemment. Nous avons compris, mais trop tard, que pour ce genre de choses, il valait mieux faire front commun.
Lop’s perdu, contrarié et tout enfant qu’il est, a su tirer parti de cette situation de désaccord pour nous éprouver.
S’en est suivi deux années d’accidents, de disputes, d’explications,de rendez-vous médicaux, de psychologues…

 De la douceur à la fermeté, de la récompense aux punitions.Nous avons TOUT tenté.

Quelle difficulté pour nous qui ne l’avions que le week-end de mettre en place des choses et de savoir que le week-end suivant, tout serait à refaire.

Quelle frustration de vivre tout cela en tant que belle-mère et d’avoir l’impression de ne pas être écoutée…

Et la culpabilité que font peser sur les parents, les médecins, les enseignants…

Celle d’abord, de la séparation:
 « Vous savez avec la vie qu’il mène c’est bien normal, ce n’est pas évident, il est si petit… »
Puis ensuite, celle de l’arrivée de son petit-frère avec la naissance de petit Colis:
« Un petit frère, il doit être perturbé quand même! »

Bien sûr, tout cela nous le savions, nous y pensions chaque minute, nous essayions de tout faire pour dialoguer avec lui.  Nous savions qu’il voulait surement nous montrer qu’il existait, qu’il était là. Mais ils sont trois enfants et nous ne pouvions lui laisser toute la place.

Nous avons tenté tellement de choses. Cela a été au cœur de nos conversations tellement de temps…. Parfois, nous aurions eu besoin qu’on nous dise qu’il fallait juste lui laisser du temps, qu’on nous apprenne à lâcher prise. Juste quelques mots rassurants…

Parce que  séparation, petit frère ou pas, cela peut arriver. Je ne pense pas qu’il faille mettre sa vie entre parenthèse pour autant.  Et nous savons aussi que Lop’s au delà de ces soucis là est un enfant très sensible avec une personnalité à part. Qui a pris le temps de le remarquer?

Puis un jour, on ne sait plus trop comment finalement, il y a eu de moins en moins d’accidents.
Un jour, on a baissé la garde. On a arrêté de lui en parler toutes les 10 minutes, on a pu se consacrer à d’autres choses… Et lui a été aux toilettes de plus en plus souvent.

J’écris ce texte au passé en espérant que cela soit derrière nous et qu’un jour, nous puissions en parler en plaisantant…

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