Les week-ends pressés des familles recomposées.

Les week-ends pressés des familles recomposées.

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Il y a ces week-ends qu’on a planifiés, attendus et espérés.
Dès le jeudi, on commence à les préparer.
On se donne du courage avec Petit Colis pour affronter le vendredi.
Ce soir c’est promis, nous serons réunis.

Puis, il y a la course folle …

Papam qui se hâte à la gare, les retards de train et les intempéries.
Se retrouver, raconter, dîner et déjà, aller se coucher.

Se promettre que demain, ce sera bien.

Mais on ne peut tout mettre de côté.
Le quotidien, les rendez-vous médicaux à planifier et les quelques courses à effectuer.
Les enfants au milieu, et la tentative de leur réserver des moments rien que pour eux.

Essayer de tout concilier, parer au plus pressé.
Maudire les contretemps et les petits ennuis qui rendent les choses moins jolies.

Parce qu’on ne peut se permettre une journée ratée, on le sait quand le temps est si limité.
Alors on se fâche, on s’agace. On se met la pression.

Il faudrait, on devrait, pourquoi on n’y arrive pas ?
Sûrement parce que que si souvent, ils ne sont pas présents.

Le dimanche arrive vite, trop vite et on le sait, dans quelques heures, ce sera terminé.
Alors on redouble d’efforts.
Ce n’est pas le moment de se relâcher, on ne peut se permettre un week-end gâché.

On s’attaque aux devoirs. On essaie de rattraper toutes ces leçons qu’on a manqué.
Papam parcoure les cahiers, signe, vérifie et félicite.
Ils récitent et expliquent ce qui leur semble si familier et qui pour nous est étranger.

On tente une balade, trop tard mais tant pis, on ne pourra plus cet après-midi.
Eux sont contents, si souvent, même quand nous on a l’impression de ne pas assurer.
Quand on se sent fatigués et qu’on se force un peu parce qu’ils sont la priorité.
Rentrer pour déjeuner, la sieste et puis tout le reste.

Vient le temps de la valise à boucler et du week-end à achever.
« Vous avez les doudous et le gilet, il est où ? »

On échange quelques mots et on parle de la prochaine fois, où l’on se reverra.
On se promet de s’appeler;
Allez, on dit que c’est bientôt ?

Je leur dis au revoir, mi-soulagée, mi frustrée.

J’ai trop crié, je me suis trop énervée.
Je n’ai pas eu le temps de vraiment en profiter.

Je la déteste cette course contre ce temps qui nous contraint tellement.
C’est compliqué de ne partager que de brefs moments, de les rendre beaux et réussis.
C’est compliqué d’accepter qu’on ne peut rien y changer.

La prochaine fois, ce sera mieux, c’est promis.
Ou peut-être pas, mais le principal, c’est qu’on essaiera.
Parce qu’au milieu de tout ça, il y a de  très bons moments et qu’on doit se rappeler que c’est le plus important .

Chez vous aussi ça se passe ainsi ?
Vous avez le sentiment de courir après le temps ?

14 commentaires

  1. frustration et pression semblent parfois se donner le mot…. Mais l’essentiel est et reste ces moments à 5, même des petits rien du quotidien, c’est bien ! Ne sois pas trop dure avec toi! Ici aussi, on vit aussi parfois des moments comme ça, parce que c’est aussi ça le rythme de nos vies…. Des bisous 🙂

  2. J’aime ta façon d’écrire, elle me donne un point de vue, celui de mes enfants et du ressenti de leur père. Ce week-end on l’a arrangé avec la copine de mon ex mari. Elle m’a contacté pour savoir si je pouvais mettre les enfants dans le train, pour faire une surprise à leur père. Bien sûr j’ai accepté, il ne les avait pas vu depuis 2 mois. Ça été difficile pour moi, je ne pensais pas autant… 3 nuits d’insomnie m’ont prouvé que quelque chose me tracasser. Mais c’est parce que j’ai conscience de l’importance qu’ils ont pour moi, que j’imagine le manque que subit leur père. Merci pour ton récit

  3. C’est déjà un peu comme ça chez nous alors j’imagine chez vous avec le temps qui est compté…. on a toujours l’impression qu’on a pas profité assez du week-end… ça fait un peu écho à mon dernier article… être envahi par le quotidien et ne pas profiter du principal !!

  4. Quand le temps est compté on est stressé, les nains plus excités, c’est difficile pour tout le monde. Je l’ai vu dans un autre genre avec mon déplacement au milieu des vacances. Les nains ont été over chiant le soir de mon départ et se sont bien foutus sur la tronche à mon retour. Et moi j’avais la pression du « dernier vrai jour de vacances avec eux demain ». Oui quand le temps est compté c’est dur d’en profiter sereinement…

  5. C’est exactement ça, les week-end se raccourcissent quand nous sommes au complet! Papa Fripouille a 2h45 de route aller et retour pour aller chercher et ramener son fils… Alors ce n’est même pas une impression! 😉

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