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Tu as mis la pagaille mon fils, d’abord dans mon ventre, puis dans ma vie.
Dans mes sentiments aussi, si confus souvent, depuis que je suis ta maman.

Tu as désordonné ma vie, notre vie de tes rires et de tes cris.
Bousculé mes convictions en m’apprenant à devenir quelqu’un d’un peu différent.
Plus fort, plus confiant et plus conciliant, un parent.
Et un peu plus fatigué, c’est vrai …

Tu vis, tu ris, tu tourbillonnes.
Rien ne doit te résister.
Tu es celui qui chante à longueur de journée, qui fait le clown, qui discute sans jamais s’arrêter.
Tu es notre bordel organisé.

Tu ne dis pas oui mais « très bien », tu ajoutes des « je vous en prie » et ça me fait craquer, tu le sais.
Tu aimes les pâtes, les glaces à la fraise et ta tétine plus que tout, sans oublier doudou.

Tu détestes marcher : « je sais pas, mes jambes sont cassées », préférant courir ou rouler.
Rien ni personne ne peut te forcer ou t’entraver.
Tu refuses de donner la main, les baisers et tu te morfonds dès tu es trop longtemps enfermé.

Tu es, depuis tout bébé, épris d’espace et de liberté.
Mais quand tu l’as décidé, tu nous offres des « câlins qui serrent » et des « bisous sucrés » qu’on prend d’autant plus de plaisir à savourer.

Tu es le petit dernier, mon grand premier, si choyé.
J’aime tant observer les yeux de ton papa, lorsqu’il te contemple avec fierté.
Et je serre les paupières souvent pour ne pas pleurer de joie.
Parce que mon amour pour toi déborde un peu trop parfois.

Mon Petit Colis chéri, mon agité, mon Colis la connerie, tu souffles aujourd’hui ta troisième bougie.

Trois années que tu as bousculé ma vie pour la rendre bien plus jolie.

Un jour, vite, bien trop vite, il y aura des tas de bougies sur ton gâteau.
Je n’aurai sans doute plus trop le droit de te cajoler, ni de pleurer un peu en rappelant qu’hier tu étais mon bébé alors aujourd’hui, je compte en profiter.

On va manger des pâtes, une glace, faire du manège et acheter la « voituretélécommandée » dont tu as tant rêvé.
Une journée remplie de pagaille, de rires, de colères aussi parce que pour cela on est plutôt doués
et de l’amour, toujours.

Je t’aime mon fils, bien plus que tu ne peux l’imaginer,
bien plus que je ne peux me le représenter.

Crédit photo: Papam.