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Lorsque l’on me demande si j’ai des enfants, je réponds que j’ai un fils et j’ajoute toujours que mon mari a deux enfants.

Cela peut sembler surprenant mais je ne vois pas comment je pourrais éviter de le mentionner.

Bien sûr que ce ne sont pas mes enfants, bien sûr que c’est différent, puisqu’ils ont une maman. Je ne les ai connus bébé que sur les photos qu’on m’a montré.
J’hésite toujours sur leur année de naissance et je ne sais pas à quelle heure ils sont nés. Il y a moins de force et d’attachement parce que ces sentiments, sont réservés à leur maman.

Et pourtant…

Je pense, je compte, je gâte, je console et je câline par trois lorsqu’ils sont là.
Je partage mes journées, mes étés, mes vacances et mes soirées avec ces deux enfants que je n’ai pas porté. Je les aide à grandir même si ce n’est pas à temps complet.

Alors, je n’utilise jamais le possessif pour en parler.
Ce ne sont pas « mes » mais « les » enfants.
Je joue sur les mots, je bricole pour parler de ma famille « recomposée ».
Je crois que leur mère partage cette façon de penser.
Ce sont nos enfants tant que je vis avec leur père et que l’on doit chacun diviser les moments où nous pourrons en profiter.
Il faut sans doute le vivre pour réussir à l’imaginer.

Nullipare, primipare, multipare…
J’ai toujours envie d’ajouter un astérisque lorsque j’ai ce genre de case à cocher.

Nous avons trois enfants, mais je ne suis qu’une fois maman.

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(Crédit photo: Papam.)