Une année à la maison.

Une année à la maison.

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Il y a un an tout pile, j’envoyais tout valser.

Épuisée, écœurée, je décidais que je n’accepterai pas le prochain contrat que l’ont me proposerait car cela ne pouvait plus durer, je n’arrivais plus à composer.

Il y a un an, je terminais mon congé maternité puis mon contrat d’enseignante-remplacante .

Il y a un an je ne savais plus vraiment où j’en étais après avoir passé plusieurs années à être baladée un peu partout et  à travailler sans m’arrêter.

Il y a un an, j’avais un petit Colis de quelques mois qui me forçait à réfléchir à la vie dans laquelle je m’épanouirais.
Je ne savais pas vraiment ce que je voulais mais je savais surtout ce que je ne pouvais plus accepter.

Durant l’année qui s’est écoulée j’ai mené un réel travail  de réflexion, de remise en question, d’introspection.

J’ai été confrontée pour la première fois à un monde que je ne connaissais pas, celui des demandeurs d’emploi.
Ateliers, groupes et prestations de réorientation qui n’ont souvent pour intérêt que le descriptif sur le papier.

Il en découle souvent beaucoup de culpabilité de ne pas savoir parfois comment avancer, d’avoir l’impression de ne jamais en faire assez ou de ne pas être comme il faudrait.

Cela a été aussi beaucoup de calculs, de réflexions, de recherches de nounous et de budget qui fond.
Beaucoup d’espoir et pas mal de déceptions.

J’ai également appris à être à la maison.

A occuper ces longues journées qui au départ m’ont beaucoup angoissées. A jongler entre mes recherches et mon bébé. Celui-là même qui était au cœur de toutes mes préoccupations.

A répondre aux questions: « alors, tu as trouvé? » et à encore et toujours devoir se justifier.

Au cours de cette année, Papam a été à mes côtés chaque jour, soutien fidèle de chacun de mes projets. Il a su m’écouter, me réconforter et parfois m’arrêter. Je ne le remercierai jamais assez.

Si je devais faire le bilan, je dirais qu’un an c’est court et c’est long à la fois.

Ce sont de longs mois ou l’on passe un peu par tous les états.
C’est beaucoup de perte de temps pour le moindre document.
Des projets qui aboutissent et d’autres qui ne verront jamais le jour .
C’est renoncer parfois ou mettre de côté le temps que les enfants soient plus grands.
Et c’est très souvent courir contre le temps.

Mais c’est surtout espérer que demain sera tel qu’on l’a imaginé.

(Crédit photo: Papam)

12 commentaires

  1. Je me fais souvent la même remarque et je suis dans le même cas que toi. beaucoup de remise en question, de réflexion, d'ateliers qui n'ont pas réellement servis, cette envie d'avancer mais la vie familiale aussi à ne pas oublier ! trouver notre nouvelle place dans ce monde du travail sans perdre de vue notre envie de consacrer du temps aux nôtres. Pas simple, heureusement que nos

  2. Quand Chichi est né, j'avais décidé de rester 1 an à la maison. Quand l'échéance est arrivée, j'ai trouvé qu'un an, c'était court et j'étais heureuse de savoir que ma boîte avait fermée, que j'avais été licenciée et que je démarrais une nouvelle aventure de chez moi.

  3. Hello BM! 3 ans que j&#39;ai tt stoppé pour Choupette et aujourd&#39;hui, je travaille à un projet pro qui me permettrait de bosser solo ! Et je confirme, Pole Emploi, la cata! ( j&#39;en ai même fait des sketchs pr mes proches 🙂 <br />Haut les coeurs !!

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